samedi, février 23, 2008
vendredi, février 15, 2008
Begayement de l'Histoire
Entretien accordé par V.Hugo ... La personne dont il parle est Napoléon III
(Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.)
Entretien avec Victor Hugo
Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?
Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?
Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.
Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?
Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.
Et la liberté de la presse dans tout çà ?
Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
jeudi, janvier 31, 2008
Nicolas Sarkozy contre l'espérance républicaine
La République n'a pas besoin de croyants pour exister, elle a besoin de citoyens libres et égaux
Comme il l'avait fait avec les imams lors des émeutes dans les banlieues en 2005, Nicolas Sarkozy prône la présence des religions dans le champ politique pour pacifier les tensions sociales aggravées par sa politique. Après avoir tenté d'ethniciser la question sociale, il essaie aujourd'hui de la confessionnaliser. En survalorisant l'appartenance religieuse par rapport à l'appartenance à la nation républicaine, il contribue un peu plus chaque jour à communautariser notre société. En hiérarchisant les monothéismes, il instille un ferment de division supplémentaire, comme il l'a déjà fait entre Français et immigrés, ou entre salariés du public et du privé.
En déclarant que, dans l'apprentissage des valeurs, " jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé " et que la morale laïque " risque toujours de s'épuiser ", le chef de l'Etat tente de discréditer la laïcité et l'école républicaine, son lieu d'expression historique. Cela revient à affirmer la supériorité de la foi sur la raison. Cette dérive doit être refusée catégoriquement. Foi et raison relèvent de deux domaines distincts. C'est cela l'intuition fondamentale de la laïcité. Les valeurs républicaines transmises par l'instituteur sont la condition du vivre ensemble. Héritée des Lumières, la morale laïque est une étape essentielle dans la construction d'un individu autonome et d'un citoyen libre et éclairé.
Voilà pourquoi le principe de laïcité et la loi de 1905 ne peuvent donner lieu à aucun compromis. La laïcité n'est pas amendable, elle n'a pas à être " ouverte " ou " positive ". Les jeux rhétoriques autour du terme de laïcité masquent mal la volonté du président de restaurer une certaine confusion entre Etat et religion.
Les valeurs républicaines restent le remède aux tensions que nous connaissons actuellement. Seul le respect de la loi de 1905 peut constituer une garantie face au mouvement d'atomisation de la société. La laïcité n'est pas une contrainte, mais un instrument essentiel d'émancipation et de libération. Pour justifier ses attaques contre la loi de 1905, Nicolas Sarkozy prend notamment pour prétexte la nécessité de donner aux musulmans de France la possibilité d'exercer dignement leur culte. Quel paradoxe, si l'on se souvient des " moutons égorgés dans la baignoire " et de ses autres dérapages !
Puisque cette question de l'islam est posée, nous devons y répondre avec clarté. Non, il n'y a pas plus ni moins d'incompatibilité entre l'islam et la République laïque qu'entre les autres religions et la République ! Il n'y a pas d'incompatibilité dès lors que la République installe un cadre rigoureux, dès lors qu'elle ne transige pas sur ses principes fondateurs. La loi sur les signes religieux à l'école en constitue le meilleur exemple.
RÉVISION DANGEREUSE ET INUTILE
Les conditions dans lesquelles les musulmans de France peuvent pratiquer leur culte sont trop souvent indignes et doivent indéniablement être améliorées. Mais cet effort ne nécessite pas une révision des principes de 1905, qui serait dangereuse et inutile.
Dangereuse, puisqu'elle signifierait une porte ouverte à divers mouvements obscurantistes ou sectaires. Inutile dans la mesure où la puissance publique dispose d'ores et déjà des moyens politiques et juridiques nécessaires pour donner aux musulmans les mêmes droits qu'aux autres croyants. S'il est souvent difficile de construire une mosquée, ce n'est pas parce que le cadre juridique serait trop restrictif, mais par défaut de volonté politique. Ce sont d'ailleurs souvent les élus de droite qui refusent d'accorder les permis de construire pour les mosquées.
La diversité et l'acceptation de l'islam sont le test de crédibilité de notre République laïque, qui doit pouvoir concilier les termes du triptyque République, laïcité, égalité. La République n'est pas seulement une forme de régime politique. Elle est un ensemble de principes, de valeurs. Elle est surtout un projet. Affirmer que la République a besoin de croyants convaincus, c'est nier la valeur de ce projet.
La République n'a pas besoin de croyants pour exister, elle a besoin de citoyens égaux qui bâtissent ensemble leur avenir. L'espérance n'appartient pas aux seules religions. La République elle-même est la plus grande de nos espérances : espérance dans nos valeurs et notre projet commun, espérance dans la justice sociale, espérance dans un monde meilleur, ici et maintenant.
Bariza Khiari Jean-Pierre Michel
Sénatrice de Paris,
membre du bureau national du Parti socialiste
Sénateur (PS) de la Haute-Saône
jeudi, janvier 24, 2008
Pétition pour l'interdiction des OGM
Depuis dix ans, les sondages montrent avec constance l'opposition de l'immense majorité des Français aux OGM.Le gouvernement vient d'annoncer son intention d'interdire un OGM particulier, le maïs Monsanto 810.
Mais dans le même temps, le gouvernement prépare un projet de loi afin d'autoriser le développement des OGM !
Ce projet de loi seraprésenté le 5 février au Sénat, puis discuté à partir de fin mars à l'Assemblée nationale pour une adoption "avant fin juin" selon le ministre de l'Agriculture.
La revue L'Ecologiste a le donc plaisir de vousprésenter une pétition qui permet au citoyen d'exprimer clairement, simplement et directement son refus des OGM.
Voici le texte de cette pétition :
Pour une agriculture et une alimentation de qualité,je demande que la loi sur les OGM affirme :
1. La culture d'OGM en plein champ est interdite
2 L'utilisation d'OGM dans l'alimentation humaine ou animale est interdit
3 Le financement de la recherche publique aujourd'hui consacré aux OGM agricoles sera transféré à la recherche sur les techniques de l'agriculture biologique.
Vous pouvez très facilement signer cette pétition enligne et l'adresser aux députés et sénateurs de votre département sur : www.ogm-jedisnon.org
mercredi, janvier 16, 2008
VOEUX DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME
La ligue des Droits de l'Homme réagit au discours de Sarkozy à Latran. Efficace et acéré.
Les voeux de la LDH pour 2008 : retrouver la République
En ce début d'année 2008, c'est d'abord aux instituteurs de la République que la Ligue des droits de l'Homme tient à adresser ses voeux les plus solidaires. A ces instituteurs que le Président de la République, inconscient des devoirs de sa charge, a insultés dans l'homélie qu'il a prononcée le 20 décembre dernier comme « chanoine du Latran ».
Selon Nicolas Sarkozy, « dans la transmission des valeurs et dans l' apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance ».
Le monde est plein de « fous de Dieu » qui, portés par une « espérance » délirante, poussent leur « engagement » jusqu'à « la radicalité du sacrifice de leur vie ». et de centaines d'autres vies innocentes. Le tout au nom de « la différence entre le bien et le mal » et de la purification des âmes.
Qu'en tant qu'individu Monsieur Sarkozy mette ces valeurs au pinacle n'est qu'un signe de plus de son ancrage, derrière l'agitation d'une communication « décomplexée », dans les valeurs les plus traditionalistes de la société française.
Mais qu'en tant que Président de la République française il mette le curé au-dessus de l'instituteur comme responsable de « la transmission des valeurs », qu'il ignore à ce point ce que sont précisément les valeurs de la République qu'il est censé représenter, témoigne de l'ampleur de la crise politique et morale qu'aggrave son exercice de la fonction présidentielle.
L'article 1er de la Constitution définit la République françaisecomme « laïque, démocratique et sociale ».
« Laïque », elle refuse le mélange entre convictions religieuses et exercice des responsabilités politiques.
« Démocratique », elle refuse la concentration des pouvoirs entre les mains d'un « Président-Soleil » entouré de « collaborateurs » etde courtisans.
« Sociale », elle refuse la juxtaposition d'un « bouclier fiscal» pour les plus riches et de la régression du « bouclier social » pour les plus pauvres.
Ce n'est pas seulement dans les jets privés, les yachts et au « Fouquet's » que s'étale le mépris des privilégiés pour cette fameuse « France qui se lève tôt ». C'est aussi dans le cynisme avec lequel sont foulées aux pieds, jour après jour, les valeurs républicaines.
La LDH salue donc d'abord, aujourd'hui, ces instituteurs qui, à ses yeux, restent les mieux à même de transmettre le respect des valeurs de liberté, d 'égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité. Et elle souhaite que 2008 donne à tous les Français plus d'occasions qu'en 2007 de retrouver, face au spectacle que donne la représentation politique, confiance en l' avenir de la République
mercredi, janvier 09, 2008
Figures de style
Le contradicteur imaginaire
C’est un classique du Président. Pour défendre son point de vue, Sarkozy s’invente des contradicteurs qu’il ridiculise avec délectation. «Les mêmes» qui critiquaient en juillet sa politique pour le pouvoir d’achat le presseraient aujourd’hui «d’en faire plus». Ces mêmes adversaires auraient poussé l’inconséquence jusqu’à lui demander d’annuler ses voyages en Afghanistan et en Algérie. Et ce sont toujours «les mêmes» qui lui conseilleraient de ne pas réformer le G8 «parce que c’est trop compliqué». L’avocat Sarkozy a recours à un procédé dont Mitterrand était parfois l’adepte.
Connivence
Dans cet exercice où l’on ne peut lui poser qu’une question à la fois, le Président attaque bille en tête en appelant les journalistes par leur nom, conflictualisant immédiatement le rapport. Familier certes, mais dépréciatif, voire menaçant. Exemples : «Mais, M. X, expliquez aux Français quelle est la situation aujourd’hui» ou «Mme Y, expliquez-nous votre stratégie». Surfant sur l’image médiocre des journalistes dans l’opinion, il joue carrément le contre. Exemple : si on l’interroge sur la publicité autour de sa vie privée, il les accuse de couvrir ses affaires de cœur pour faire vendre leurs journaux. Et les taxe de «populisme» quand ils lui parlent de son augmentation de salaire.
Le défi
«Je mets au défi quiconque…» Cette arme-là permet à Sarkozy de renverser la charge de la preuve et vise à impressionner l’adversaire. Commode. Hier, toutefois, son maniement s’est révélé à double tranchant. Alors qu’on lui rappelait la manière cavalière dont il avait traité son Premier ministre, François Fillon, le voilà qui clame : «Je mets au défi quiconque de trouver le mot de "collaborateur" dans une seule de mes déclarations.» Implacable en direct. Sauf que le mot en question a été publié le 22 août 2007, dans le quotidien Sud Ouest. Le Président, tout juste rentré de ses vacances à Wolfeboro, effectuait un tour d’horizon de l’actualité devant la presse régionale. «Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron, c’est moi», rappelle-t-il à toutes fins utiles, écrit l’éditorialiste de Sud Ouest. 0-1. Défi suivant ?
Double verbe
Tantôt, il parle tel Jules César, gonflé de l’importance des mots écrits pour lui : «la politique de civilisation», aussi grande par son dessein que la Renaissance ou les Lumières… Tantôt, il fait son one-man show. Bateleur collectionnant les évidences («A force de reculer, on va finir par arriver à notre point de départ»), la familiarité («Président de la République, c’est pas un boulot pour un inquiet», ou le désormais fameux «avec Carla, c’est du sérieux») et les saillies destinées à mettre les rieurs de son côté. «Alors comme ça, je suis le fils illégitime de Jacques Chirac qui m’a mis sur le trône !» réplique-t-il à Laurent Joffrin qui note une dérive vers une «monarchie élective». Rires et le tour est joué.
Esquive
De la question posée, le chef de l’Etat retient ce qu’il veut. Assuré d’avoir le dernier mot il n’hésite pas à répondre à côté. Interrogé sur la chute de sa popularité, il plaisante : «J’ai fait 53 % à l’élection présidentielle. Et on ne m’aime pas. Qu’est-ce que ça aurait été si on m’avait aimé.» Sur Kadhafi, il moque le «charivari un peu ridicule» sur sa venue. «Quand je vois comment il a été reçu en Espagne, par le roi d’Espagne et par le Premier ministre socialiste, je dis qu’elle doit bien mal se porter l’Internationale socialiste», attaque-t-il. Et quand on l’interroge sur les sans-papiers «traités comme des criminels», il s’indigne contre le terme utilisé par la jounaliste «insultant pour ces malheureux».
Moi, je
Avec sa façon de personnaliser toute sa politique le président semble toujours en campagne. C’est lui qui fait tout : «Je veux agir, je veux obtenir des résultats, je veux changer le pays […]. Je ne mentirai pas, je ne truque pas, je ne triche pas», «à la tribune des Nations Unies j’ai appelé le monde à un New Deal»… Sans compter les multiples «je veux», «j’assume» et autres «je mettrai tout en œuvre». Il n’utilise le «nous» que lorsque les problèmes sont complexes, à propos du rôle de la Caisse des dépôts ou de la conjoncture par exemple. Et avant ce président «moi je», qu’y avait-il ? Pas grand-chose : «Jamais plus on ne fera un gouvernement comme on en faisait autrefois», se félicite-t-il sans rire.
lundi, janvier 07, 2008
Un homme de qualité nous a quittés
Une leucémie foudroyante vient d'emporter Raymond FORNI. Je l'avais rencontré à plusieurs reprises lors d'invitations diverses au sein du PS, la dernière fois avec JP Bauemler. Malgré ses lourdes responsabilités, l'homme était resté humble et à l'écoute des gens.
Il était aussi resté militant, encore et toujours, dans son parti, pour les Droits de l'Homme, les libertés et la République. Le parcours de cet «enfant de la République» a été en tous points exemplaire : fils d'immigrés italiens travaillant à la chaine, devenu avocat, sa carrière politique a été éminente.
Homme de valeurs et de convictions, Raymond FORNI a illustré à lui seul les valeurs essentielles de la République qu'il a servie tout au long de sa vie.
Croiser le chemin de Raymond FORNI a été pour moi un grand honneur.
Denis Rebmann
lundi, décembre 31, 2007
Le petit démagogue
Nicolas Sarkozy et les neuf règles de base de la démagogie efficace
Il a un bagout d'enfer. Avance à coup de scandales. Attise les peurs et promet de la poigne. Reste insensible aux faits. Et se prend pour le sauveur. Nicolas Sarkozy est notre nouveau démagogue.
Depuis toujours, les démagogues appliquent la même poignée de recettes pour mener les peuples par le bout du nez. Des recettes que Sarkozy, toujours à l'affut des dernières trouvailles en matière de communication, ne cesse de perfectionner. Jean-luc PORQUET les expose et les décortique ici. Et montre comment elles ont déjà beaucoup servi, en dressant les portraits de neuf démagogues illustres, du grec Cléon au tonitruant Poujade, en passant par la pasionaria Evita Peron, le général Boulanger, le terrible moine florentin Savonarole. Et bien sûr Jean-Marie Le Pen dont Sarkozy affirme haut et fort vouloir récupérer l'électorat ...mais à qui il a déjà emprunté des idées et des postures.
En ces temps où le petit démagogue ne cesse de manipuler l'opinion sous prétexte de « parler vrai », cet ouvrage incisif et décapant invite, tout simplement, à lui rire au nez.
« Le petit démagogue. Nicolas sarkozy et les neuf règles de base de la démagogie efficace » Jean-Luc PORQUET La découverte éd.
jeudi, décembre 06, 2007
Pouvoir d'achat (suite sans fin )
Fin l'exonération totale de la redevance télé pour les foyers modestes !
L’Assemblée Nationale a fixé ce jeudi 5 décembre à 50% la réduction de la redevance audiovisuelle accordée à quelque 780.000 foyers âgés modestes qui bénéficiaient jusqu’à maintenant d’une exonération totale et devront donc verser 58 euros de taxe pour l’année 2008.
Les députés, qui ont repris jeudi l’examen des articles du Collectif budgétaire pour 2007, ont adopté un amendement UMP prévoyant ce dispositif, au terme d’un débat d’une demi-heure marqué par de vifs échanges dans l’hémicycle.
Les députés PS, partisans d’une exonération totale, ont voté contre cet amendement, y voyant «une régression sociale en défaveur de nos retraités».
L’amendement adopté stipule que «pour l’année 2008, les redevables âgés de plus de 65 ans au 1er janvier 2004» et disposant d’un revenu modeste «bénéficient d’un dégrèvement de 50% de la redevance audiovisuelle».
La fin de l’exonération totale de la redevance télé (116 euros) est programmée au 1er janvier 2008.samedi, décembre 01, 2007
Le pouvoir d'achat parlons-en !
Le président Sarkozy veut rendre la loi sur les 35 heures facultative. La durée légale du travail reste cependant à 35 heures et l'effet d'annonce de notre président est à plusieurs titres bizarre voire saugrenu.
La plupart des patrons et des salariés sont actuellement satisfaits des 35 heures, il faut le rappeler ; la loi a permis plus de rentabilite et de flexibilité du moins dans les grandes entreprises et c'est une bonne chose.
La renégociation de la loi voulue par M Sarkozy va se faire là où le chef d'entreprise pensera que le rapport de forces est en sa faveur, là où les syndicats sont trop faibles, bref là où où le patron pourra envisager plus de bénéfices. Elle se fera donc toujours au détriment des salariés.
On ne voit pas dès lors comment le pouvoir d'achat des salariés pourra augmenter ; en effet le temps légal de travail restant à 35 heures les heures «supplémentaires» ne seront pas "payées plus".
Débloquer l'épargne salariale est également une façon curieuse d'augmenter le pouvoir d'achat : en effet on va puiser dans ce qui est déjà acquis en nous disant que cela va aller mieux. Cela s'appelle se moquer des gens.
En économie augmenter le pourvoir d'achat c'est par exemple pour une heure travaillée pouvoir se payer plus de choses, ce n'est pas travailler 10 heures de plus pour simplement manger à sa faim. L'augmentation du pouvoir d'achat ce n'est pas travailler plus pour gagner plus, çà nous le savons déjà. En fait Sarkozy ne fait que redistribuer le pouvoir d'achat,on incite les gens à travailler plus mais on ne crée pas d'emplois ce qui a pour conséquence de diminuer le pouvoir d'achat des sans emplois.
Faut-il aussi rappeler ici que les coups de pouce pour les salaires sont, dans la logique de M Sarkozy, pour le moins à géométrie variable : inexistants pour les bas salaires et plus de 200% d'un coup pour lui-même. Le contraste est saisissant, symbolique et porteur de sens quand on se rappelle que la gouvernement a refusé d'augmenter les salaires des SMICARDS de 12 euros par mois en juillet dernier!
Chacun appréciera la réalité des choses, que les plus modestes vont payer de plus en plus cher, derrière le miroir aux alouettes que nous tend en permanence M Sarkozy.
vendredi, novembre 23, 2007
Rémy ERNY
C'est avec beaucoup de douleur que nous avons appris le décès ce jeudi de Rémy ERNY.
Rémy était un ami qui a souvent travaillé pour nous à l'impression des tracts et des affiches de nos campagnes électorales. Avec sa société, il était toujours disponible même dans les situations d' urgence.
Travailler avec lui était particulièrement agréable. Il nous manquera..
Nous présentons à sa femme et à ses enfants nos très, très sincères condoléances.
Denis REBMANN
mercredi, novembre 21, 2007
Choses vues et entendues au Conseil de Prud'hommes ce 20 novembre
Séance exceptionnelle aux Prud’hommes de Guebwiller ce mardi 20 novembre pour tenter de réagir à la fermeture programmée de ce conseil par le gouvernement Sarkozy.
Une séance instructive à plusieurs niveaux.
D’abord pour ce qui est des différentes prises de parole. Le président et le vice-président du conseil ont pris la parole en premier.
Le président a tenu un discours très clair sur la façon méprisante, indigne de ministres et de membres d'un gouvernement démocratique, dont les décisions ont été prises jusqu’ici: pas de concertation, pas de réunion, pas même de transmission aux intéressés eux-mêmes des arguments qui motiveraient la fermeture de leur institution juridique (ils l'ont apprise par voie de presse...). Il finit par parler de "sacrifice sur l'autel de la gestion rationnelle". Le mot de sacrifice est notamment justifié par le fait que cette institution remplit sa fonction depuis 1985 avec beaucoup d’efficacité, répondant à une demande réelle et en constante augmentation en ces temps de difficultés professionnelles croissantes. C’est ici qu’apparaît très clairement l’orientation politique de ce choix budgétaire qui revient à fragiliser plus encore la position du salarié, et à désinvestir la mission de service public.
Le vice-président, représentant des salariés a relaté, quant à lui, la façon dont s’est déroulée la visite de la ministre à Colmar: pas d'entrevue avec les conseillers qui ont été parqués dans une salle pour suivre "sur écran plat" l'allocution de Rachida Dati, sans aucune possibilité de réaction. Une manière de gommer toute tentative de « monter au créneau » et de faire entendre la voix des citoyens ouvertement méprisés par une politique budgétaire antisociale.
Plusieurs officiels ont pris ensuite la parole. Après le discours improvisé de M Bannwarth défendant la pérennité de cette institution utile, le député Sordi poussé à s’exprimer, a dit d'une voix sourde, quasi inaudible, qu'il « relaierait » les décisions qui seraient prises lors de cette séance exceptionnelle, tout en soulignant d'emblée qu'il était satisfait de la décision ministérielle de maintenir le tribunal d'instance à Guebwiller, lui aussi un moment menacé. Bref, pas de soutien de sa part, et surtout, pour moi, un bel exemple d’équilibrisme incompréhensible pour le néophyte et le citoyen anonyme que je suis. Que diable venait-il faire ici ? (de quoi vous faire passer le goût de la politique…)
Et puis, ce fut le tour du maire de Guebwiller qui a affirmé avoir défendu ce dossier "dans le fond et dans la forme" (c’est à quoi s'est réduit son argumentaire...), et qui a proposé que nous nous rendions avec nos voitures personnelles à Colmar voir le Préfet, le jour où il accepterait de nous recevoir (voilà pour l'action à mener...)
Autre officiel à s’être exprimé, le Sénateur Muller (VERTS) a demandé que tous nous manifestions notre attachement à cette institution et que tous les maires et les conseillers de ce canton s'associent à une action qui se devait d’être collective, massive pour qu’elle ait des chances de peser dans les décisions prises dans trois mois.
Comme personne ne semblait vouloir prendre la parole après ce tour des officiels, j'ai levé la main pour demander au vice-président si la forme de cette réception à Colmar n'était pas une démonstration du peu de cas que le ministère faisait des arguments des intéressés. A quoi il m'a été répondu qu'en effet il partageait mon point de vue.
La fonction de ce rassemblement n’était manifestement pas de faire entendre des arguments politiques pour la préservation du service public, il ne visait pas à réaffirmer notre opposition citoyenne à une politique libérale pour qui la justice est une entreprise soumise au « résultat » financier.
lundi, novembre 19, 2007
Manifestation pour le maintien du conseil des Prud'hommes
La section du Parti Socialiste de Guebwiller s’oppose à la suppression du Conseil des Prud'hommes et demande le maintien de cette juridiction à Guebwiller. Nous souscrivons tout à fait aux conclusions suivantes :
« Le Conseil des Prud'hommes est avant tout une juridiction de proximité. Cette particularité permet aux conseillers de mieux connaître l'environnement économique et social ainsi que les différentes parties engagées dans les contentieux. C'est un gage non négligeable pour une justice mieux rendue.
Les requérants devront dorénavant se déplacer à Colmar, ce qui ne facilitera pas les choses en terme d'accès à la juridiction pour des personnes déjà engagées dans une procédure avec des implications financières souvent importantes. On peut également s'attendre à un engorgement dans le traitement des dossiers regroupés au chef-lieu du département qui aura pour conséquence un allongement du temps d'attente des dédommagement financiers. Cela peut être dramatique pour les plus démunis de nos concitoyens.
La cellule de revitalisation dont on nous vante les mérites depuis des mois a-t-elle encore un sens alors qu'en même temps le Conseil des Prud'hommes est sacrifié?
Les élus UMP et notamment notre maire et notre député sont muets sur le sujet. Ils se targuaient pourtant lors de diverses élections de faire entendre leurs voix au plus haut niveau politique et de défendre les intérêts de nos communes. »
Soyons nombreux ce mardi à 9 h 30 Place St Léger.
mardi, novembre 13, 2007
Reussir Ensemble Guebwiller
Chers amis visiteurs
Aujourd'hui est un grand jour pour notre section. Denis vient de lancer concrètement sa campagne publique pour les municipales 2008.
Nous lui souhaitons, à lui ainsi qu'aux hommes et aux femmes qui, à quelque niveau que ce soit, vont travailler pour REUSSIR ENSEMBLE GUEBWILLER la plus belle des victoires.
Nous serons bien sûr avec eux pour ce nouveau combat politique qui s'annonce dès à présent passionnant.
http://reussirensembleguebwiller.blogspot.com/

