mardi, avril 30, 2013

Manifestaflop



 Nos amis de l'association à William avancent leurs pions avec détermination. Chacune de leurs sorties se mue  en irrésistible victoire.  
 Dernière en date la présence active des leaders à la manifestation organisée par le syndicat de police Alliance ce mardi après-midi. Pour les troupes c'était plutôt de l'ordre du  rachitique. «Ils étaient une trentaine policiers et habitants confondus» note pudiquement la journaliste. Le photographe se démultipliait pour essayer de rendre foule. Pas besoin en tous cas  d'être Dieu pour y reconnaître les siens.
 On  sentait jusqu'à  des frémissements messianiques, de l'ordre de la quasi rédemption.  «La police sauvons-là» clamait un blouson déjà vu de belle couleur bleue et ressorti pour l'occasion. «C'est trop tard » lâchait cruellement  un délégué  du syndicat majoritaire  n'ayant pas appelé à la manifestation. Question de timing ou de chronographe sans doute.
 Objet de la manifestation (sic) «dénoncer la communication chaotique qui a entouré la fermeture de ce commissariat » expliquait le délégué syndical. Nous on veut bien mais on a connu plus enthousiasmant!
 Si on  comprend l'aspect symbolique et respectable du «baroud d'honneur» du côté des policiers, on comprend tout aussi bien les désolantes  tentatives  de récupération politicienne de Mrs Dotter et Kilzer – et alors William ? -  qui reprochent sans rire au maire «de ne pas avoir tenu compte de l'humain dans cette affaire».
 De toutes façons ça ou autre chose quelle importance! On pourrait aussi lui reprocher de ne pas être au clair quant au sexe des anges ou le rendre responsable de tous les maux de la terre. Une chose est certaine : il faut virer Rebmann 

 On suggérera au porteur de blouson de changer à l'avenir son slogan et lui soumettons ici  quelques propositions qu'il pourra exhiber heureusement et de façon seyante les jours de fête et de marché .  
«  Virons Rebmann ! »
«  Rebmann, virons-le !»
«  Rebmann, ça suffit ! »
«  Rebmann à la porte !»
«  Rebmann, assez ! »
« Virer Rebmann, c'est maintenant ! »
ou plus subtilement sponsorisé
« Il est toujours l'heure de virer Rebmann!»
« Qu'importe le cadran, pourvu qu'on vire Rebmann !»

Alex