vendredi, mai 24, 2013

Cinq fautes zéro !


  Nous avons vu apparaître récemment au zénith de la littérature électorale une «chose» assez difficile à identifier, sans doute  de l'espèce  pamphlet, peut-être dans  une version de débutant  que nous qualifierons ici de «pamphleteau» pour oser un néologisme. En tous cas c'est sûr, elle est  revendiquée de façon vengeresse par Denis Dotter, l'un de deux de l'UDI. 
Le précité  prétend y tailler en pièces le premier adjoint Bernard Laplagne.
Nous croyons savoir que l'intéressé lui répondra tout prochainement.

  En guise de pamphlet la chose apparaît cependant, comment dire, un peu «juste». Le style manque de panache. On y trouve  des lourdeurs et même des maladresses. Elle  souffre en tous cas de grosses déficiences.
 
> Pour  l'orthographe 
- «coûté», «coûteuse», «coûte» avec  des accents circonflexes comme dans la question «Combien coûte cette montre?»
-  pour «La Fontaine», c'est en deux mots. Il s'agit bien de  Jean le fabuliste et pas d'Oskar l'ancien maire de Sarrebruck
- «1 million» ne prend pas d' S puisqu'il est singulier
- «Usse fix, inne nix» s'écrit ainsi et pas autrement. Le titre de l'événement  était tiré d'un proverbe alsacien  dont  la graphie est constamment  attestée depuis le «Wörterbuch der elsässischen Mundarten par Ernst Martin & Hans Lienhart (1907)».  On rappellera à Monsieur Dotter qu'en phonétique le S entre deux voyelles doit être doublé pour ne pas se sonoriser. Mais sans aller jusque là, plus simplement, lui aurait-il suffi de copier sans faute.

> Le bon usage des majuscules montre qu'on a, ou pas, le sens de la notion de phrase. Monsieur Dotter est en ce domaine également des plus approximatifs.

  La forme étant  comme chacun sait affaire de politesse, de respect du lecteur, révélation aussi d'un niveau de culture on conseillera à Monsieur Dotter de mieux écrire avant de vouloir faire du style.

AT